SFPO ONCOLIEN
Un commentaire, une suggestion ?
Fiche mise à jour le 28 janvier 2024
Télécharger la fiche au format PDF

SOTORASIB - LUMYKRAS®

Présentation

Classification médicamenteuse Dosage Photographies
Inhibiteur de la protéine KRAS G12C 120 mg

Indications AMM

Autorisation d'accès précoce :

Cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) localement avancé ou métastatique avec mutation KRAS G12C, en monothérapie et après progression après au moins une première ligne de traitement.

Posologie - Mode d'administration

1 prise par jour, à heure fixe, pendant ou en dehors d’un repas
       
En continu

J1

J2

J3

J4

J5

J6

J7

J28

Conditions de prescription et délivrance

Disponible en pharmacie hospitalière (en AAP post-AMM)

Prescription hospitalière réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

Effets indésirables

Toxicité Fréquence Grade Surveillance/Prévention
Gastro-Intestinale
Nausées, vomissements TRES FREQUENT Grade 1 à 3

Surveillance de la perte de poids. Alimentation i) fragmentée en plusieurs repas légers, ii) liquide et froide et iii) moins grasse, sans friture ou épices. Prescription possible de traitements antiémétiques.

Diarrhées, douleurs abdominales TRES FREQUENT Grade 1 à 3

Hydratation adéquate et prescription de traitements anti-diarrhéiques dès les premiers signes surtout en début de traitement. Alimentation pauvre en fibre avec féculents, carotte, banane et éviter fruit et légumes crus, laitage, café et alcool.

Généraux
Fatigue TRES FREQUENT

Activités indispensables et celles qui procurent un bien-être à privilégier, activité sportive adaptée et régulière à encourager.

Fièvre TRES FREQUENT Grade 1 à 2

Surveillance de la température. Consultation médicale si T° > 38,5°C

Douleurs (dorsales, céphalées) TRES FREQUENT Grade 1 à 3

Prescription possible d'antalgique et d'AINS

Arthralgies, myalgies TRES FREQUENT Grade 1 à 2/3
Oedème TRES FREQUENT Grade 1 à 2
Métabolique
Diminution de l'appétit TRES FREQUENT Grade 1 à 3

Surveillance de la perte de poids. Alimentation i) fragmentée en plusieurs repas légers, ii) liquide et froide et iii) moins grasse, sans friture ou épices.

Augmentation ASAT, ALAT, bilirubinémie TRES FREQUENT Grade 1 à 4

Surveillance par un bilan hépatique régulier

Si ALAT/ASAT de grade 2 avec symptômes ou ALAT/ASAT de grade 3 : arrêt jusqu’à résolution à un grade ≤ 1 puis reprise au palier inférieur

Si ALAT/ASAT>3N et bilirubine>2N : arrêt définitif

Hématologique
Anémie FREQUENT Grade 1 à 3

Surveillance de la NFS régulière. Arrêt du traitement si hémoglobine ≤ 8 g/dL.

Toxicité de grade ≥ 3 : arrêt jusqu’à résolution à un grade inférieur à 1 puis reprise au palier inférieur

Neutropénie PEU FREQUENT Grade 1 à 3

Surveillance de la NFS régulière. Arrêt du traitement si PNN ≤ 1G/L.

Toxicité de grade ≥ 3 : arrêt jusqu’à résolution à un grade inférieur à 1 puis reprise au palier inférieur

Respiratoire
Dyspnée TRES FREQUENT Grade 1 à 4

Surveillance fonction respiratoire

Toux TRES FREQUENT Grade 1 à 2

Surveillance fonction respiratoire

Pneumopathie interstitielle PEU FREQUENT Grade 3 à 4

Surveillance toux et dyspnée, consultation médicale si majoration des symptomes.

Pour toute information complémentaire concernant les effets indésirables et leur gestion, consulter les « recommandations sur la prévention et la gestion des effets indésirables des anticancéreux par voie orale » de l’Institut National du Cancer

Populations particulières et recommandations

Insuffisance hépatique : aucune adaptation de la posologie  en cas d’insuffisance hépatique légère. Absence d’études en cas d’insuffisance hépatique modérée à sévère

Insuffisance rénale : aucune adaptation de la posologie en cas d’insuffisance rénale légère (DFG>60 mL/min). Absence d’études en cas d’insuffisance rénale modérée à sévère.

Patients âgés : aucune adaptation de la posologique chez le sujet âgé

Population pédiatrique : utilisation non évaluée en pédiatrie

Bilan biologique

Surveillance régulière : NFS, plaquettes bilan hépatique et rénal

Grossesse et allaitement

Contraception recommandée chez les femmes pendant le traitement. Allaitement non-recommandé.

Surveillance clinique

Aggravation d'une toux ou d'une dyspnée

Annexe M5: Métabolismes et transporteurs

3A4/5 P-gp BCRP
Substrat
Inducteur
Inhibiteur
Voie métabolique majeure / inhibiteur-inducteur puissant
Voie métabolique mineure / inhibiteur-inducteur modéré

Interactions médicamenteuses majeures

Avec les inhibiteurs puissants du CYP 3A4 : augmentation des concentrations plasmatiques du dasatinib pouvant majorer les effets indésirables

Antihypertenseurs et antiarythmiques : amiodarone, diltiazem, verapamil

Antifongiques azolés : fluconazole, kétonazole, voriconazole

Antibiotiques macrolides : clarithromycine, télithromycine, erythromycine (sauf spiramycine)

Antirétroviraux inhibiteurs de protéase : indinavir, ritonavir, lopinavir/ritonavir, saquinavir, nelfinavir, etc.

Autre: Cimétidine

Conseil(s) :

Association déconseillée

Avec les inducteurs puissants du CYP 3A4 : diminution des concentrations plasmatiques pouvant amener à un risque d’échec thérapeutique

Antiépileptiques : carbamazépine,oxcarbazépine, phénytoïne, fosphénytoïne, phénobarbital, primidone

Antibiotiques : rifampicine, rifabutine

Autres: Efavirenz, bosentan, dexamethasone (usage systémique)

Conseil(s) :

Association déconseillée.

Avec les substrats du CYP 3A4 et de la p-gp : diminution des concentrations plasmatiques des autres médicaments 

Antiarythmiques : amiodarone, digoxine

Immunosuppresseurs : ciclosporine, tacrolimus, sirolimus

Statines : simvastatine, atorvastatine

Conseil(s) :

Surveillance adaptée en cas d’association

Avec les antiacides (inhibiteurs de la pompe à protons et les antiH2) : inhibition de la résorption digestive du Sotorasib avec impact significatif sur la concentration max et l’exposition (AUC).

IPP : eso/omeprazole, pantoprazole, lansoprazole

Anti – H2 : cimetidine, ranitidine

Pansements intestinaux (antiacides)

Conseil(s) :

Prises espacées: 

  • ITK 2h avant ou 10h après IPP et anti-H2
  • ITK 2h avant ou après protecteur gastrique

Interactions avec la phytothérapie

Certaines plantes et ou aliments peuvent interagir avec ce traitement. Néanmoins, les niveaux d’interactions dépendront de l’exposition. La quantité consommée, la fréquence, une supplémentation dépassant l’usage culinaire habituel, devront être pris en compte.

Inhibiteur du CYP 3A4 :

Jus de pamplemousse, jus d’orange amère (orange de Séville), Citron vert, Pomélo, Aloe Vera, Chardon Marie, Curcuma, Fenouil, Fenugrec, Fumeterre, Gattilier, Gingembre, Ginko biloba, Grenade, Gui, Harpagophytum, Huanglian,  Lin, Mahonia, Menthe poivrée, Myrtille, Olivier, Orthosiphon, Passiflore, Poivre noire, Prêle,  levure de Riz rouge, Trèfle rouge

Inducteur du CYP 3A4 :

Millepertuis, Ail, Aubépine, Echinacée, Kava Kava, Menthe verte, Sauge

Antioxydants :

Thé vert, Sélénium, Vitamines C et E (à forte dose), Desmodium