| Classification médicamenteuse | Dosage | Photographies |
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| Antinéoplasique inhibiteur de l’enzyme isocitrate désydrogenase-1 (IDH1) mutée | 250 mg |
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LAM (leucémie aiguë myéloïde) de l’adulte nouvellement diagnostiquée avec une mutation de l’IDH1 R132, non éligible à la chimiothérapie d’induction standard : en association avec l’azacitidine.
Cholangiocarcinome localement avancé ou métastatique avec mutation IDH1 R132 des patients adultes précédemment traités avec au moins une ligne de traitement systémique : en monothérapie.
D’autres indications hors-AMM peuvent parfois être proposées. Il existe également des indications faisant l’objet d’un accès compassionnel.
| 500 mg x1/jour, à prendre à heure fixe, en dehors du repas (1h avant ou 2h après) |
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| En continu |
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J28 |
Posologie : 500 mg x 1/jour
Administration quotidienne jusqu’à progression de la maladie ou toxicité non acceptable.
Adaptations de doses possibles en fonction de la tolérance :
Adaptations de doses en fonction des interactions médicamenteuses
Avec inhibiteurs puissants ou modérés du CYP3A4 : réduction de la dose à 250mg/jour en cas d’administration concomitante. En cas d’arrêt de l’inhibiteur, ré-augmentation à 500 mg après au moins 5 demi-vies.
En cas d’oubli
En cas de vomissement
Ne pas prendre de prise supplémentaire, mais attendre la prise suivante.
Modalités de prise des comprimés
Disponible en pharmacie hospitalière.
Prescription hospitalière réservée à certains médecins spécialistes en cancérologie, maladies du sang et oncologie médicale.
| Toxicité | Fréquence | Grade | Surveillance/Prévention |
|---|---|---|---|
| Hématologie | |||
| Anémie | TRES FREQUENT | Surveillance clinique et NFS régulière |
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| Neutropénie, Thrombopénie | TRES FREQUENT | Surveillance NFS
Surveillance de l’apparition d’infections et du risque hémorragique. |
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| Syndrome de différenciation* | PEU FREQUENT | Effet indésirable rapporté chez les patients dans l'indication LAM. Principaux symptômes : leucocytose non-infectieuse, œdème périphérique, fièvre, dyspnée, épanchement pleural, hypotension, 7 hypoxie, œdème pulmonaire, pneumopathie inflammatoire, épanchement péricardique, rash, surcharge liquidienne, syndrome de lyse tumorale et créatinine augmentée
Administration de corticoïdes systémiques et surveillance hémodynamique pendant une durée minimale de 3 jours et jusqu’à résolution des symptômes
Interruption du traitement par ivosidenib si persistance des symptômes >48h après l’instauration de la corticothérapie. Reprise du traitement à la dose de 500mg ensuite (si l’état clinique le permet) |
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| Leucocytose* >25 G/L ou augmentation > 15G/L par rapport à la valeur initiale | Traitement par hydroxycarbamide +/- leucaphérèse jusqu’à résolution des symptômes
Interruption du traitement par ivosidenib si persistance de la leucocytose. Reprise à 500mg une fois résolue. |
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| Affection cardiaque | |||
| Allongement de l’intervalle QTc | TRES FREQUENT A FREQUENT | Surveillance clinique et par ECG régulière pour détecter les éventuels allongements de l’intervalle QTc. Surveillance des électrolytes (potassium, magnésium) et supplémentations si nécessaire Évaluation et adaptation des médicaments concomitants allongeant l’intervalle QTc Conduite à tenir si allongement du QTc : Si 480 <QTc<500 ms : - Suspension de l’ivosidenib. Reprise à 500 mg X1/jour après l’interruption, lorsque l’intervalle QTc est <480ms. Si QTc > 500 ms : - Suspension de l’ivosidenib. Reprise à 250 mg X1/jour après l’interruption, lorsque l’intervalle QTc est <480ms ou à 30 ms au plus de la valeur initiale (sauf si autre étiologie de l’allongement du QTc identifiée : reprise à 500 mg) - Surveillance ECG toutes les 24 h Si QTc > 550 ms : - Suspension de l’ivosidenib. Reprise à 250 mg X1/jour après l’interruption, lorsque l’intervalle QTc est <480ms ou à 30 ms au plus de la valeur initiale (sauf si autre étiologie de l’allongement du QTc identifiée : reprise à 500 mg possible) - Surveillance ECG continue à envisager Si allongement QTc avec symptômes d’arythmie ventriculaire menaçant le pronostic vital : arrêt définitif du traitement |
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| Neuro-psychiatrique | |||
| Céphalées et vertiges | TRES FREQUENT | Traitement antalgique éventuel |
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| Neuropathies périphériques | FREQUENT | Traitements symptomatiques sur prescription médicale. |
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| Insomnies | TRES FREQUENT | Activités indispensables et celles qui procurent un bien-être à privilégier.
Avoir une activité physique régulière, adaptée à sa situation
Prioriser ses activités, se divertir, éviter les écrans 2h avant le coucher |
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| Affections des muscles squelettiques et des os | |||
| Arthralgies, dorsalgies, extrémités douloureuses | TRES FREQUENT | Prescription possible d'antalgique et d'AINS |
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| Digestive | |||
| Diarrhée et autres affections gastro-intestinales (ascite, douleur abdominale)** | TRES FREQUENT | Surveillance clinique
Alimentation pauvre en fibre avec féculents, carotte, banane et éviter fruit et légumes crus, laitage, café et alcool. Hydratation abondante. Prescription possible de traitements anti-diarrhéiques. |
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| Nausées et vomissements, Perte d’appétit | TRES FREQUENT | Surveillance de la perte de poids.
Alimentation i) fragmentée en plusieurs repas légers, ii) liquide et froide et iii) moins grasse, sans friture ou épices. Prescription possible de traitements antiémétiques. |
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| Fatigue | |||
| Fatigue | TRES FREQUENT | Activités indispensables et celles qui procurent un bien-être à privilégier.
Avoir une activité physique régulière, adaptée à sa situation.
Prioriser ses activités, se divertir, éviter les écrans 2h avant le coucher |
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| Affection hépatobiliaire | |||
| Ictère cholestatique, hyperbilirubinémie, augmentation des transaminases** | FREQUENT | Surveillance par un bilan hépatique régulier. |
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| Affection de la peau et du tissu sous-cutané | |||
| Rash cutané | TRES FREQUENT | Utilisation d’un savon doux et d’un agent hydratant, séchage par tamponnement.
Exposition au soleil à éviter et utilisation d’un écran total. |
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* Syndrome de différenciation et leucocytose retrouvés dans l'indication de LAM.
** Affections hépatobiliaires et diarrhées majoritairement retrouvées dans l'indication de cholangiocarcinome.
Insuffisance hépatique : Aucune adaptation de la posologie en cas d’insuffisance hépatique légère. Prudence en cas d’insuffisance hépatique modérée ou sévère.
Insuffisance rénale : Aucune adaptation de la posologie en cas d’insuffisance rénale légère ou modérée. Utilisation avec prudence en cas d’insuffisance rénale sévère.
Patients âgés : Aucune adaptation de la posologie chez le sujet âgé. L’ivosidenib n’a pas été étudié chez les patients âgés de plus de 85 ans.
Population pédiatrique : Aucune donnée disponible
Patients avec albuminémie basse ou en insuffisance pondérale : utilisation avec prudence
Intolérance héréditaire au galactose, déficit total en lactase ou malabsorption glucose-galactose : éviter la prise de ce traitement
Avec les substrats des CYP3A4, 2B6, 2C8, 2C9 et 2C19: diminution possible des concentrations plasmatiques des substrats pouvant entrainer une baisse d’efficacité.
Substrats du CYP3A4 - Avec index thérapeutique étroit : alfentanil, ciclosporine, évérolimus, fentanyl, pimozide, quinidine, sirolimus, tacrolimus - Autres : apixaban, rivaroxaban, inhibiteurs de tyrosine kinase, pimozide, sildénafil, tadalafil, vardénafil, ergotamine, amiodarone, disopyramide, midazolam, alprazolam, zolpidem, zopiclone, simvastatine, atorvastatine, vinca-alcaloïdes cytotoxiques, ifosfamide…
Substrats du CYP2B6 - avec index thérapeutique étroit : cyclophosphamide, ifosfamide, méthadone - autres : efavirenz, bupropion, nevirapine, clopidogrel, prasugrel, sertraline
Substrats du CYP2C8 - Avec index thérapeutique étroit : paclitaxel,pioglitazone, répaglinide - Autres : clopidogrel
Substrats du CYP2C9 avec index thérapeutique étroit : phénytoïne,warfarine.
Substrats du CYP2C19 : oméprazole, diazépam, acide valproïque, phénobarbital, amitriptyline, citalopram, clozapine |
Conseil(s) :
Association contre-indiquée avec l’itraconazole et le kétoconazole.
Association déconseillée pour les autres. Surveillance clinique et/pharmacologique en cas d’association.
Pour les contraceptifs hormonaux, il est recommandé d’utiliser de façon concomitante une méthode de contraception de type barrière. |
Avec les substrats de la P-gp et de l’OAT (OAT3, OAT1B1/1B3) : modification/augmentation des concentrations plasmatiques des substrats pouvant majorer les effets indésirables.
Substrats Pgp : digoxine, amiodarone, rivaroxaban, dabigatran, saquinavir, maraviroc, ciclosporine, tacrolimus, sirolimus, éverolimus, loperamide, ondansetron
Substrats de l’OAT3 : benzylpénicilline, furosémide
Substrats sensibles de l’OATP1B1/1B3 : atorvastatine, pravastatine, rosuvastatine |
Conseil(s) :
Association contre indiquée avec le dabigatran (substrat P-gp)
Association déconseillée pour les substrats de l’OAT3 ou de l’OAT1B1/1B3.
Surveillance clinique, biologique et ECG en cas d’association. |
Avec les substrats de l’UGT : diminution des concentrations plasmatiques des substrats pouvant entrainer une baisse de leur efficacité
Lamotrigine, raltrégravir, irinotecan, morphinen naloxone |
Conseil(s) :
Association déconseillée.
Envisager une alternative. Surveillance en cas d’association. |
Avec les inducteurs puissants du CYP3A : diminution des concentrations plasmatiques de l’ivosidenib pouvant entrainer un échappement thérapeutique
Antiépileptiques : carbamazépine, oxcarbazépine, phénytoïne, phénobarbital,
Millepertuis |
Conseil(s) :
Association contre indiquée |
Avec les inhibiteurs modérés ou puissants du CYP3A4 : augmentation des concentrations plasmatiques de l’ivosidenib pouvant en majorer les effets indésirables
Inhibiteurs modérés du CYP 3A4 : Aprépitant, ciclosporine, diltiazem, erythromyxine, fluconazole, isavuconazole, verapamil
Pamplemousse
Inhibiteurs puissants du CYP 3A4 : Clarithromycine, itraconazole, ketoconazole, posaconazole, ritonavir, voriconazole |
Conseil(s) :
Envisager une alternative du traitement inhibiteur du CYP3A4 En cas de coadministration : - Dose ivosidenib réduite à 250 mg une fois par jour - Surveillance ECG rapprochée de l’intervalle QTc |
Avec les médicaments connus pour allonger l’intervalle QTc : majoration du risque d’allongement de l’intervalle QTc
Antiarythmiques, fluoroquinolones, antagonistes des récepteurs 5HT3, antifongiques triazolés, furosemide |
Conseil(s) :
Envisager une alternative du traitement allongeant l’intervalle QTc En cas de coadministration, prudence et surveillance rapprochée afin de détecter allongement QTc. ECG avant coadministration, 1x/semaine pdt 3 semaines et si justification clinique |
Millepertuis, Ail, Aubépine, Echinacée, Kava Kava, Menthe verte, Sauge
jus de pamplemousse, jus d’orange amère (orange de Séville), Citron vert, Pomélo, Aloe Vera, Chardon Marie, Curcuma, Fenouil, Fenugrec, Fumeterre, Gattilier, Gingembre, Ginko biloba, Ginseng, Grenade, Gui, Harpagophytum, Huanglian, Lin, Mahonia, Menthe poivrée, Myrtille, Olivier, Orthosiphon, Poivre noire, Prêle, levure de Riz rouge, Trèfle rouge
Boldo, Fucus, Ginseng asiatique,Orange de Séville, Pissenlit