Fiche mise à jour le 13 avril 2021

Entrectinib – ROZLYTREK®

Présentation


Classification médicamenteuseDosagePhotographies
Inhibiteur de kinases : TRK (TRKA, TRKB et TRKC), ROS1 et ALK100mg
200mg
 

Indications AMM


Cancer bronchique non à petites cellules métastatique ROS1-positif.

Tumeur solide métastatique ou non resecable chez les patients > 12 ans :

Posologie - Mode d'administration


Une prise par jour à heure fixe, pendant ou en dehors d’un repas
En continu J1-J28

Conditions de prescription et délivrance


Effets indésirables


ToxicitéFréquenceGradeSurveillance / Prévention
HEMATOLOGIQUES
Anémie, NeutropénieTrès fréquent1 à 4

Surveillance de la NFS régulière.

Arrêt du traitement si PNN ≤ 1G/L, ou plaquettes ≤ 50 G/L, ou hémoglobine ≤ 8 g/dL

GASTRO INTESTINALES
Nausées, vomissementsTrès fréquent1 à 4

Surveillance de la perte de poids. Alimentation : i) fragmentée en plusieurs repas légers, ii) liquide et froide, iii) moins grasse, sans friture ou épices. Prescription possible de traitements antiémétiques.

DiarrhéesTrès fréquent1 à 4

Alimentation pauvre en fibre avec féculents, carotte, banane et éviter fruit et légumes crus, laitage, café et alcool. Hydratation abondante.

Prescription possible de traitements anti-diarrhéiques.

ConstipationTrès fréquent1 à 4

Alimentation adaptée riche en fibres et hydratation abondante. Exercice physique régulier.

Prescription possible de traitements laxatifs.

Douleur abdominalesTrès fréquent1 à 4
METABOLIQUES
HyperuricémieFréquent1 à 4

Surveillance de l’uricémie régulière

En cas d’ hyperuricémie symptomatique ou de grade 4, prescription possible d’un hypouricémiant , interruption temporaire de l’entrectinib et adaptation possible de la posologie.

HépatotoxicitéTrès fréquent1 à 4

Surveillance par un bilan hépatique régulier.

Adaptation posologique ou arrêt de traitement possible

Hypocalcémie, Hyperkaliémie, Hypophosphorémie, Hyperglycémie, hypoalbuminémie, hypercréatininémieTrès fréquent1 à 4

Surveillance par un bilan biologique régulier.

Surveillance de la glycémie régulière.

TROUBLES RESPIRATOIRE
Dyspnée, toux, infection pulmonaireTrès fréquent1 à 4

Surveillance toux et dyspnée, consultation médicale si majoration des symptômes

TROUBLES GENERAUX
DysgueusieTrès fréquent1 à 3

Alimentation tiède ou froid, ustensile de cuisine métallique à éviter

Diminution de l’appétitTrès fréquent1 à 4

Repas fractionnés en plusieurs prises de petite quantité

Troubles de la vision, vision floue, photophobie, diplopieTrès fréquent1 à 3

Examen ophtalmologique si troubles persistants. Adaptation posologique possible

TROUBLE DU SYSTEME NERVEUX
Vertige, dysesthésie, maux de tête, confusion, amnésie, hallucinationsTrès fréquent1 à 4
TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES
FracturesFréquent 

Surveillance par une ostéodensitométrie. Prescription de biphosphonate possible. Supplémentation en calcium et vitamine D possible

Arthralgie, MyalgieTrès fréquent1 à 3

Prescription possible d’antalgique et d’AINS

TROUBLES CARDIOVASCULAIRE
Allongement de l’intervalle QTFréquent 

Surveillance ECG et ionogramme sanguin dont kaliémie. Adaptation posologique ou arrêt de traitement

Insuffisance cardiaque congestiveFréquent1 à 4

Adaptation posologique ou arrêt de traitement

Populations particulières et recommandations


Bilan biologique
NFS, bilan hépatique, uricémie, glycémie et ionogramme réguliers
Grossesse et allaitement
Grossesse contre-indiquée. Contraception obligatoire pendant le traitement et jusqu’à 5 semaines après l’arrêt. Contraception chez l’homme jusqu’à 3 mois après l’arrêt du traitement Allaitement contre-indiqué pendant toute la durée du traitement et jusqu’à 1 semaine après l’arrêt.
Surveillance clinique
ECG, FEVG

Métabolisme et transporteurs


3A4/5
substratmajeure
 Voie métabolique majeure / inhibiteur-inducteur puissant
 Voie métabolique mineure / inhibiteur-inducteur modéré

Interactions médicamenteuses majeures


Avec les inducteurs puissants du CYP3A4 : diminution des concentrations plasmatiques pouvant amener à un risque d’échec thérapeutique.

Antiépileptiques : carbamazépine, oxcarbazépine, phénytoïne, fosphénytoïne, phénobarbital, primidone

Antibiotiques : rifampicine, rifabutine

Autres: efavirenz, bosentan, dexamethasone (usage systémique)

Conseil(s) :

Association déconseillée. Surveillance clinique et/ou pharmacologique en cas d’association

Avec les inhibiteurs puissants du CYP3A4 : augmentation des concentrations plasmatiques pouvant majorer les effets indésirables

Antihypertenseurs et antiarythmiques : amiodarone, diltiazem, verapamil

Antifongiques azolés : fluconazole, kétoconazole,  voriconazole, etc.

Antibiotiques macrolides : clarithromycine, télithromycine, etc. (sauf spiramycine)

Antirétroviraux inhibiteurs de protéase : ritonavir, lopinavir/ritonavir, etc.

Autres: Cimétidine

Conseil(s) :

Association déconseillée

Adaptation posologique en cas d’association à  200 mg/j avec les inhibiteurs modérés et  100 mg/j avec les inhibiteurs puissants

Avec les médicaments allongeant l’intervalle QT : augmentation du risque de torsades de pointe

Médicaments hypokaliémiants : diurétiques hypokaliémiants, laxatifs stimulants, corticoïdes, amphotéricine B

Antiarythmiques : quinidine, amiodarone, sotalol, flécaïnide, propafénone, etc

Antihistaminiques H1

Anti-infectieux : cotrimoxazole, erythromycine, kétoconazole, itraconazole, miconazole, moxifloxacine,etc

Neuroleptiques : amilsupride, chlorpromazine, clozapine,cyamémazine, halopéridol, lévopromazine, loxapine, olanzapine, rispéridone, sulpiride, tiapride, etc

Autres : antidépresseurs imipraminiques, citalopram, lithium, torémifène, etc

Conseil(s) :

Association déconseillée

Avec les médicaments anti-acidité gastrique : diminution des concentrations plasmatiques pouvant amener à un risque d’échec thérapeutique.

Anti-H2 : cimétidine, ranitidine

IPP : es/omeprazole, pantoprazole, lansoprazole

Pansements gastro-intestinaux

Conseil(s) :

Diminution de l’AUC et du Cmax de 25%

Espacer les prises entrectinib :

> 2h avant ou 10h un anti-H2

> 2h avant ou après un protecteur gastrique

Avec les médicaments hépatotoxiques : risque majoré d’hépatotoxicité

Anesthésiques halogénés

Analgésiques et anti-inflammatoires : celecoxib, indométacine, méloxicam, paracétamol (si sirdosage), sulindac

Antirétroviraux : amprénavir, didanosine, indinavir, lamivudine, nelfinavir, névirapine, ritonavir, saquinavir, etc

Autres anti-infectieux: acide clavulaniques, cyclines, itraconazole, kétoconazole, macrolides, nitrofurantoïne, sulfamides, terbinafine, etc

Cardiologie: amiodarone, IEC, methyldopa, nicorandil, sartans, ticlodipine, etc

Antidépresseurs : AD imipraminiques, paroxétine, sertraline, iproniazide

Antiépileptiques: acide valproïque, barbituriques, carbamazepine, gabapentine, lamotrigine, phénytoine, prégabaline, topiramate

Autres médicaments SNC : Phénothiazines, disulfirame, entacapone, sulpiride

Troubles métaboliques : statines, sulfamides hypoglycémiants, répagliniqe, fibrates, orlistat, acarbose

Autres : allopurinol, antihistaminiques H1 et H2,etc

Conseil(s) :

Association déconseillée en l’absence d’évaluation de la pertinence clinique de l’interaction

Interactions avec la phytothérapie


Certaines plantes et ou aliments peuvent interagir avec ce traitement. Néanmoins, les niveaux d’interactions dépendront de l’exposition. La quantité consommée, la fréquence, une supplémentation dépassant l’usage culinaire habituel, devront être pris en compte. L’intensité de l’interaction peut être évaluée sur site thériaque (Hedrine): http://www.theriaque.org/apps/recherche/rch_phyto.php

Phytothérapie hépatotoxique : Actée à grappes, Boldo, Cannelier de Chine, Chardon à glu, Créosotier, Eupatoire perfoliée, Germandrée petit chêne, Grande consoude, Hoffe, Impila, Jin Bu Huan, Kava, Menthe pouliot, Palmier de Floride Pelargonium, Persil, Petit Houx, Polygonum multiflorum, Prêle, Scutellaire latériflore, Thé, Tusanqi, Tussilage, levure rouge de riz

Inducteur du CYP3A4 : Millepertuis, Ail, Aubépine, Echinacée, Kava Kava, Menthe verte, Sauge

Inhibiteur du CYP3A4 : Pamplemousse (contre-indication), Orange amère (orange de Séville), Citron vert, Pomélo, Aloe Vera, Chardon Marie, Curcuma, Fenouil, Fenugrec, Fumeterre, Gattilier, Gingembre, Ginko biloba, Ginseng, Grenade, Gui, Harpagophytum, Huanglian,  Lin, Mahonia, Menthe poivrée, Myrtille, Olivier, Orthosiphon, Passiflore, Poivre noire, Prêle,  levure de Riz rouge, Trèfle rouge

Phytothérapie allongeant le QT : Boldo, Fucus, Ginseng asiatique, Orange de Séville, Passiflore, Pissenlit