Fiche mise à jour le 15 janvier 2021

Alpelisib – PIQRAY®

Présentation


Classification médicamenteuseDosagePhotographies
Inhibiteur de kinases : inhibiteur spécifique de la phosphatidylinositol-3-kinase (PI3Ka) de classe 1150 mg (non rétrocédable)
200 mg
250 (200 + 50) mg
 

Indications AMM


Restriction accès alpelisib en Post-ATU :

Posologie - Mode d'administration


une prise par jour, à heure fixe, après un repas
En continu J1-J28

Conditions de prescription et délivrance


Effets indésirables


ToxicitéFréquenceGradeSurveillance / Prévention
HEMATOLOGIQUES
Anémie, Neutropénie, ThrombopénieTrès fréquent1 à 4

Surveillance NFS et plaquettes avant le début du traitement puis mensuelle.

INFECTIONS
Infections urinairesTrès fréquent1 à 4

Surveillance des signes d’alertes, notamment brûlures mictionnelles, fièvre et frissons : consultation médicale si T° > 38,5°C

METABOLIQUES
Hyperglycémie, hypokaliémie, hypocalcémie, hypomagnésémieTrès fréquent1 à 4

Surveillance de la glycémie chez les patients non-diabétiques :

  • Avant initiation du traitement : déterminer la glycémie à jeun et l’HbA1c. la glycémie doit être corrigée avant l’initiation du traitement si elle est anormale
  • Après l’initiation du traitement :
    • Glycémie à jeun contrôlée lors des semaines 1, 2, 4, 6 et 8, puis mensuelle
    • HbA1c contrôlée après 4 semaines de traitement puis tous les 3 mois

Surveillance de la glycémie chez les patients pré-diabétique ou diabétiques :

  • Avant initiation du traitement : déterminer la glycémie à jeun et l’HbA1c. la glycémie doit être corrigée avant l’initiation du traitement si elle est anormale
  • Après l’initiation du traitement :
    • Aussi fréquemment que nécessaire selon les instructions d’un professionnel de santé ayant l’expertise de la surveillance et de la prise en charge de l’hyperglycémie
    • HbA1c contrôlée après 4 semaines de traitement puis tous les 3 mois

Glycémie à jeun (GAJ) > LSN :

1,6g/L < GAJ < 2,5g/L :

  • Prescription ou intensification d’un antidiabétique oral.
  • Adaptation posologique possible de l’alpélisib

GAJ > 2,5 g/L :

  • Interruption de l’alpélisib.
  • Prescription ou intensification d’un antidiabétique oral.
  • Adaptation posologique de l’alpélisib

Arrêt définitif si GAJ > 5,0g/L après 24h ou si GAJ > 1,6g/L dans les 21 jours suivants un traitement par antidiabétique approprié

TROUBLES CUTANES
Rash, prurit, sécheresse cutanéeTrès fréquent1 à 4

Utilisation d’un savon doux et d’un agent hydratant, séchage par tamponnement. Exposition au soleil à éviter et utilisation d’un écran total

Prescription possible de corticoïdes topiques, prescription possible d’antihistaminique ou de corticoïde par voie orale.

Syndrome Main-PiedFréquent1 à 2

Utilisation d’un agent hydratant et/ou de crèmes cicatrisantes sur les mains et pieds

Prescription possible de crèmes kératolytique à l’urée ou à l’acide salicylique dans les formes hyperkératosiques

Prescription possible de dermocorticoïdes dans les formes inflammatoires

Utilisation possible de semelles orthopédiques +/- orthèses siliconées

AlopécieTrès fréquent1 à 2
TROUBLES DIGESTIFS
DiarrhéesTrès fréquent1 à 4

Alimentation pauvre en fibre avec féculents, carotte, banane et éviter fruit et légumes crus, laitage, café et alcool.

Hydratation abondante.

Prescription possible de traitements anti-diarrhéiques.

Nausées, vomissementsTrès fréquent1 à 4

Surveillance de la perte de poids. Alimentation i) fragmentée en plusieurs repas légers, ii) liquide et froide, iii) moins grasse, sans friture ou épices.

Prescription possible de traitements antiémétiques.

StomatiteTrès fréquent1 à 4

Alimentation adaptée en évitant les aliments acides, qui collent et très salés.

En prévention, utilisation d’une brosse à dent souple, d’un bain de bouche avec bicarbonate de sodium sans adjonction d’autres produits et éviter les bains de bouches avec menthol.

En curatif, prescription possible de bains de bouche avec bicarbonate et  antifongique, et de topiques anesthésiants

Douleurs abdominalesTrès fréquent1 à 4
TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES
MyalgieFréquent1 à 4
Ostéonécrose de la mâchoireFréquent1 à 4
TROUBLES GENERAUX
FatigueTrès fréquent1 à 2

Activités indispensables et celles qui procurent un bien-être à privilégier, activité sportive adaptée et régulière à encourager.

PyrexieTrès fréquent1 à 2

Surveillance de la température.

Œdèmes Très fréquent1 à 2

Surveillance de la prise de poids, habits adaptés avec vêtements, chaussettes et chaussures non serrés. Prescription possible de diurétiques

Perte de poidsTrès fréquent1 à 4
TROUBLES DU SYSTEME NERVEUX
Maux de têteTrès fréquent1 à 2
DysgueusieTrès fréquent1 à 2

Alimentation tiède ou froid, ustensile de cuisine métallique à éviter

Populations particulières et recommandations


Bilan biologique
Surveillance de la glycémie à jeun, avant de débuter le traitement, aux semaines 1,2, 4, 6, 8 après le début du traitement, puis mensuelle Surveillance de l’HbA1c avant de débuter le traitement, après 4 semaines de traitement puis tous les 3 mois. Surveillance de la NFS
Grossesse et allaitement
Contraception obligatoire chez les femmes durant le traitement et 1 semaine après. Allaitement contre-indiqué

Métabolisme et transporteurs


2B62C93A4/5P-gpBCRPCYP2C9
substratmajeure
inhibiteurmineuremineuremineure
inducteurmineuremineuremineure
 Voie métabolique majeure / inhibiteur-inducteur puissant
 Voie métabolique mineure / inhibiteur-inducteur modéré

Interactions médicamenteuses majeures


Effets d’autres médicaments sur l’Alpélisib:

Avec les Inhibiteurs puissants du BCRP : augmentation des concentrations plasmatiques de l’alpélisib pouvant majorer les effets indésirables

Eltrombopag, Lapatinib, pantoprazole

Conseil(s) :

Prudence en cas d’association. Aucun ajustement posologique.

Avec les agents réduisant le pH : pas de modification de la pharmacocinétique de l’alpélisib lorsqu’il est administré de manière concomitante à des inhibiteurs de pompe à proton, des antagonistes du récepteur H2 ou des anti-acides

 

Effets de l’Alpélisib sur d’autres médicaments :

Avec les substrats du CYP3A4 : Risque de modifications des concentrations plasmatiques des substrats

Antihypertenseurs et antiarythmiques : amiodarone, diltiazem, verapamil

AVK : warfarine, fluindione, acenocoumarol

Immunosuppresseurs : ciclosporine, tacrolimus, sirolimus, éverolimus

Antirétroviraux : atazanavir, darunavir, efavirenz, etravirine, fosamprenavir, nelfinavir, nevirapine, ritonavir, saquinavir, Carbamazepine, clozapine, alprazolam, amitriptiptyline, colchicine, cortisol, fentanyl, méthadone, prasugrel, ticagrelor, simvastatine

Conseil(s) :

Prudence en cas d’association. Aucun ajustement posologique nécessaire.

Avec les substrats du CYP2C9 avec une marge thérapeutique étroite : diminution des concentrations plasmatiques pouvant amener à un risque d’échec thérapeutique

Anticoagulants coumariniques

Antiépileptique: acide valproïque, phénobarbital, phénytoine,

Conseil(s) :

Prudence en cas d’association. Aucun ajustement posologique nécessaire.

Surveillance renforcée de l’INR

Avec les substrats du CYP2B6 avec une marge thérapeutique étroite : diminution des concentrations plasmatiques pouvant amener à un risque d’échec thérapeutique

Anticoagulant : clopidogrel, prasugrel

Antirétroviraux : efavirenz, névirapine
Antidépresseurs :
sertraline

Autres : bupropion

Conseil(s) :

Prudence en cas d’association. Aucun ajustement posologique nécessaire.

Interactions avec la phytothérapie


Certaines plantes et ou aliments peuvent interagir avec ce traitement. Néanmoins, les niveaux d’interactions dépendront de l’exposition. La quantité consommée, la fréquence, une supplémentation dépassant l’usage culinaire habituel, devront être pris en compte. L’intensité de l’interaction peut être évaluée sur site thériaque (Hedrine): http://www.theriaque.org/apps/recherche/rch_phyto.php

Inhibiteur du CYP3A4 : jus de pamplemousse, jus d’orange amère (orange de Séville), Citron vert, Pomélo, Aloe Vera, Chardon Marie, Curcuma, Fenouil, Fenugrec, Fumeterre, Gattilier, Gingembre, Ginko biloba, Ginseng, Grenade, Gui, Harpagophytum, Huanglian,  Lin, Mahonia, Menthe poivrée, Myrtille, Olivier, Orthosiphon, Passiflore, Poivre noire, Prêle,  levure de Riz rouge, Trèfle rouge.

Inducteur du CYP3A4 : Millepertuis, Ail, Aubépine, Echinacée, Kava Kava, Menthe verte, Sauge

Phyto-oestrogènes : Actée à grappes noires, Gattilier, Ginseng de Corée, Houblon, Lin, Soja, Trèfle rouge